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COMMUNIQUÉ
Portrait de la consommation de psychotropes à Montréal

MONTREAL, le 16 nov. Le Comité permanent de lutte à la toxicomanie (CPLT) et l'Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux (ADRLSSS) de Montréal-Centre ont rendu public aujourd'hui un document intitulé Portrait de la consommation de psychotropes à Montréal qui présente l'évolution de la consommation d'alcool, de drogues illicites et de médicaments des Montréalais de 1999 à 2003.

Lors de la conférence de presse, Michel Germain, directeur général du CPLT a mentionné : "La consommation de psychotropes à Montréal demeure préoccupante, malgré qu'elle soit assez stable depuis les dernières années,parce qu'elle engendre des coûts directs importants notamment en matière d'hospitalisation, de mortalité, de détention et de traitement." Il a expliqué qu'à Montréal, selon les données de ce rapport, on recense chaque année 11 500 hospitalisations pour diagnostic relié à la consommation de psychotropes et environ 550 décès qui sont attribuables directement à la consommation de psychotropes, excluant les décès reliés aux accidents de la route.

D'autres faits saillants dessinent aussi le portrait de Montréal. Mentionnons en rafale que le cannabis représente à lui seul plus de la moitié des arrestations à Montréal pour possession de stupéfiants, que 96 % des jeunes de la rue consomment de la drogue, qu'une personne sur cinq atteinte du VIH ou du SIDA est un utilisateur de drogues injectables et que le nombre de visites effectuées dans les centres d'accès au matériel stérile d'injection a augmenté de près de 25 % au cours des dernières années, passant d'environ 50 000 en 1999 à 62 000 en 2003.

L'analyse des données sur la consommation d'alcool démontre clairement le besoin d'intervenir auprès des hommes entre 20-24 ans, car 8,4 % d'entre eux sont à risque d'être dépendants de l'alcool, ce qui les classe nettement au-dessus de la moyenne québécoise de 1,5 %. Par ailleurs, les Montréalais sont plus à risque d'être dépendants de l'alcool que l'ensemble de la province avec un pourcentage de 2 %.

La donnée positive se démarquant de ce rapport consiste en la diminution constante depuis quatre ans du nombre d'arrestations par le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) pour conduite avec facultés affaiblies, passant de 2 740 en 2000 à 2 300 en 2003. "Pour l'Agence de santé et de services sociaux de Montréal, une étude de cette ampleur est un outil de travail très important. Elle nous permet de mieux cibler nos objectifs et de travailler de manière plus efficiente. Chaque année, à Montréal, plus de 14 000 personnes bénéficient des services offerts en toxicomanie dans les Centres hospitaliers, Centres de réadaptation et les maisons de thérapies", de dire Denis Boivin, conseiller en alcoolisme et toxicomanie à l'Agence de santé et de services sociaux de Montréal.

Monsieur Germain a conclu la conférence en rappelant l'importance de consolider les actions des personnes et des organisations concernées par la consommation de psychotropes pour obtenir un meilleur contrôle sur l'offre et la demande, pour offrir des services adéquats aux clientèles atteintes et pour implanter des stratégies préventives mieux articulées auprès des groupes à risque d'abus et de dépendances.

Le rapport est disponible sur le site Internet du CPLT ou ICI (PDF)