Doit-on rester avec sa copine après une infidélité ?

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Cette fois, c’est une certitude : votre copine vous a trompé. Qu’elle vous l’ait avoué elle-même ou que vous l’ayez découvert par hasard, les faits sont là. Face à cette certitude, pourtant, le doute vous assaille. Que faire maintenant ? Doit-on rester avec sa copine après une infidélité ?

Au secours, ma copine m’a trompé !

C’était il y a quelques jours. Votre copine était partie prendre sa douche, abandonnant, sur le canapé à côté de vous, son téléphone portable qui émet, soudain, un petit bip significatif. Un message vient d’arriver, et un démon aussi incompréhensible qu’irrépressible s’empare de vous… Vous tendez l’oreille : là-bas, dans les profondeurs de la salle de bains, l’eau de la douche coule toujours. La voie est libre ! D’un geste vif, vous vous emparez du téléphone et vous appuyez sur la touche « lecture ». Le message que vous n’auriez jamais dû lire s’affiche. Tout d’abord, c’est comme un cauchemar. Les mots effleurent votre conscience, sans vraiment la pénétrer. « On se retrouve chez moi demain soir ? Je suis tout seul, tu peux te libérer ? » Vous restez un moment sous le choc, puis, lentement, vous réalisez. Votre copine, c’est-à-dire la fille qui partage votre vie, la personne que vous aimez, quoi, est infidèle ! Demain soir, votre copine a rendez-vous avec un autre, chez lui… et, vu le ton confidentiel du message, ce n’est sûrement pas la première fois ! Que faire ? Comment réagir ? Dans quelques minutes, votre copine sera là, à côté de vous sur le canapé, fraîche et pimpante après sa douche. Allez-vous vous efforcer de faire comme si de rien n’était, ou lui sauter dessus et l’obliger à reconnaître sa trahison ? Et surtout, que va-t-il se passer ensuite ? Ce message signifie-t-il que votre belle histoire d’amour est terminée ? Quand on reçoit ce type de révélation, on est souvent si choqué, sur le coup, qu’on a du mal à réagir, à adopter le comportement le plus juste. Et pourtant… si vous avez éprouvé le mystérieux besoin de vous emparer du téléphone de votre copine et de lire son message, alors que vous n’êtes pas du genre curieux, n’est-ce pas que, dans le fond, vous vous doutiez de quelque chose ? Depuis quelque temps, votre copine était bizarre avec vous, fuyante. Gentille, mais lointaine. Tout le temps occupée ailleurs. Dans le fond, des soupçons, vous en aviez déjà. D’où votre geste, ce soir, sur le canapé du salon.

Pourquoi m’a-t-elle fait ça ?

Maintenant, les questions défilent dans votre tête. Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? ne pouvez-vous vous empêcher de vous demander. Quand on est victime d’une infidélité, on tend souvent à se mettre en question, à essayer de comprendre en quoi son partenaire a pu se sentir insatisfait au point de se tourner vers quelqu’un d’autre. Or, si s’efforcer de comprendre ce qui se passe est une bonne réaction, culpabiliser ne l’est pas du tout. Pour l’instant, vous êtes en position de victime… restez-y encore un peu, le temps de comprendre ce que vous avez envie de faire. La quitter ? La mettre à la porte ? Et si vous commenciez par lui demander des explications ? Là, précisément au moment où elle revient de sa douche, alors qu’elle s’y attend le moins, vous attaquez. Au départ, elle se trouble, elle nie, puis elle finit par avouer. Oui, elle voit quelqu’un d’autre, depuis quelque temps déjà. Elle voulait vous en parler, mais… C’est la grande explication qui commence. Et c’est d’ailleurs là, peut-être, que votre copine voulait en arriver en vous abandonnant son téléphone portable le temps d’une douche, sachant qu’un message compromettant allait arriver d’une minute à l’autre. Peut-être n’osait-elle pas vous avouer son infidélité, tout en ayant besoin que vous le sachiez, et s’est-elle arrangée pour que vous le découvriez. A ce stade, deux cas de figure se présentent : soit votre copine s’en veut d’avoir cédé à la tentation, et la seule solution pour se sentir moins coupable, c’est de tout vous confesser afin que, espère-t-elle, vous lui pardonniez. Ou alors, non seulement votre copine vous trompe, mais elle est aussi tombée amoureuse. Elle veut vous quitter, mais ne sait pas comment vous le dire. Dans ce cas, pour vous, le dilemme n’existe pas. Votre copine est infidèle et elle veut partir, vous n’aurez donc pas à décider si vous devez rester avec elle ou pas !

Comment réagir devant l’infidélité de sa copine ?

Néanmoins, la pilule est dure à avaler ! Même dans le premier cas de figure, où il ne s’agit que d’un « accident », vous vous sentez bafoué, trahi dans vos sentiments les plus profonds. Votre premier réflexe sera peut-être de vous replier sur vous-même, comme un animal blessé, et de lui claquer la porte au nez. En réalité, devant une infidélité, prendre de la distance n’est pas une mauvaise idée. D’une part, c’est l’occasion pour vous de faire le point, de réfléchir à ce que vous attendez vraiment d’une relation, et de ce que vous êtes prêt à admettre et pardonner. En effet, chaque relation de couple est subjective, et il n’y a pas vraiment de règle en matière d’infidélité. Si c’était aussi facile, ça se saurait ! Oubliez les lieux communs comme « si elle l’a fait une fois, elle le refera ». S’il est légitime de s’apitoyer sur soi-même, du moins dans un premier temps, essayez ensuite de passer à autre chose. Ce qui importe, ce qui importe vraiment c’est, au-delà de la blessure narcissique et affective causée par l’infidélité de votre copine, de savoir comment ont évolué vos sentiments et vos attentes vis-à-vis d’elle. Etes-vous prêt à lui refaire confiance ? L’amertume est-elle plus forte que tout le reste ? Et, en dehors de la tromperie, parvenez-vous à vous projeter dans l’avenir avec elle ? En d’autres termes, votre relation vaut-elle la peine d’être sauvée ? En vous éloignant, non seulement vous vous donnez la possibilité de réfléchir sérieusement, mais vous mettez votre copine, elle aussi, en période d’observation. Vous la testez, en quelque sorte, vous observez ses réactions. S’en veut-elle réellement du mal qu’elle vous a fait ? Est-elle sincère quand elle dit que c’est vous qu’elle aime, souffre-t-elle de votre séparation ? Fait-elle tout ce qu’il est possible et imaginable de faire pour vous reconquérir ? Les réponses à toutes ces questions, obtenues avec le temps, vous permettront, seules, d’avancer et de décider de l’avenir de votre couple.

Témoignage : pourquoi j’ai trompé ma femme

tromper ma copine

Pourquoi les hommes trompent-ils leur femme ? Qu’est-ce qui les pousse à mettre en péril la sécurité d’une relation à deux pour une aventure, souvent sans lendemain ? Trois hommes ont accepté d’éclairer notre lanterne en témoignant.

L’accident de parcours : Stéphane, 43 ans, marié depuis 12 ans

« Quand j’ai rencontré ma femme, Isabelle, on était encore étudiants. Très vite, on a pris un appartement ensemble, et on a fini par se marier. Quand notre fille aînée, Margot, est née, on était déjà installés depuis un bon bout de temps dans notre relation. Tous nos amis nous considéraient comme un couple parfaitement équilibré, ce qui, dans un sens, était vrai. Avec Isabelle, j’ai toujours pu parler de tout. Les choses ont commencé à changer après la naissance de Clémentine, notre deuxième fille, quand Isabelle a fait une sorte de dépression post-partum. Elle est devenue sombre, renfermée, elle s’est repliée sur elle-même. Elle ne trouvait plus d’intérêt à rien, ni à son boulot, ni à notre vie de famille, ni à tout ce qu’on avait partagé depuis notre rencontre. Jusqu’à présent, dans notre relation, c’était plutôt elle le boute-en-train, celle qui me poussait en avant, qui m’encourageait à prendre des risques. Sans ses conseils et son insistance, jamais je ne me serais résolu, il y a quelques années, à quitter mon poste d’employé pour monter ma propre entreprise. Isabelle, en quelque sorte, c’était mon moteur, en même temps qu’une compagne toujours joyeuse, avec qui je profitais de la vie, même au bout de quinze ans de relation. Et puis, du jour au lendemain, tout cela a été terminé. Il a fallu que je m’occupe des filles, en particulier du bébé, dont elle était incapable de s’occuper. Je me suis retrouvé face à une totale inconnue, avec qui c’était devenu presque impossible de communiquer. Pourtant, pris dans la gestion de la maison, des filles, les soucis de mon entreprise et ceux de la santé d’Isabelle, je n’avais même pas le temps de souffrir, je ne réalisais pas vraiment ce qui se passait, je crois. Et puis un jour, mon chemin a croisé celui d’Elsa, une femme qui travaillait dans une boîte partenaire de la mienne. Une femme chaleureuse, pleine de vie, qui m’a fait prendre la mesure de ce que j’avais perdu. Pourtant, notre histoire a été extrêmement brève. Paradoxalement, c’est en trompant Isabelle avec une femme qui ressemblait à ce qu’elle avait été et que j’avais aimé chez elle que j’ai décidé de tout mettre en œuvre pour la reconquérir et l’aider à sortir de sa crise. J’ai compris qu’elle avait besoin de moi, qu’elle ne m’avait pas vraiment rejeté, que je lui manquais sans doute autant qu’elle me manquait. Sans Elsa, je n’aurais peut-être pas eu le courage de l’aider à guérir ».

Le dragueur chronique : Diego, 37 ans, en couple depuis 5 ans

« Vous me demandez ce qui me pousse à tromper ma femme ? Oui, je l’aime, je suis bien avec elle et je n’ai aucune envie de la quitter. Le problème, c’est que j’aime les femmes aussi… toutes les autres femmes ! Non seulement j’ai toujours refusé l’idée que me mettre en couple avec Valérie signifiait devoir renoncer à faire des conquêtes, mais je ne pourrais pas vivre sans ce sentiment de perpétuel recommencement que me donnent mes histoires avec des femmes de passage. Vous savez, cette excitation violente qu’on ressent, dans les tous premiers moments d’une relation, quand on sent que son attirance est réciproque, et qu’il va se passer quelque chose ? Moi, c’est mon moteur, ce qui me permet de me sentir vivant malgré la routine, le temps qui passe, les préoccupations quotidiennes. Si ma route croise celle d’une femme qui me plaît, pourquoi devrais-je renoncer à la séduire, du moment qu’on est tous les deux d’accord sur le principe, et que ma compagne n’en souffre pas ? Mes aventures d’un soir sont ce qui me permet de me sentir vivant même au sein de mon couple. Elles sont l’étincelle qui relance ma libido avec Valérie et qui, indirectement, nous met juste assez danger, elle et moi, pour stimuler mon envie de préserver et d’entretenir notre relation. Oui, je sais : je joue avec le feu. Mais ne vous y trompez pas : ma femme n’est pas dupe. Même si on n’en parle jamais, c’est comme si elle m’avait donné son accord implicite pour aller voir ailleurs de temps en temps. Premièrement, elle n’est pas spécialement portée sur le sexe et je pense que ça l’arrange que j’aille voir ailleurs, ce ne soit pas forcément avec elle que j’assouvisse mes fantasmes. Deuxièmement, elle sait, elle sent, que mes tromperies sont l’ingrédient nécessaire à notre couple pour aller de l’avant. Si elle me faisait des reproches, que je la voyais souffrir, j’arrêterais. Mais ce serait peut-être la mort de notre couple. Elle préfère sûrement que je la trompe plutôt que je la quitte… et, pour l’instant, moi aussi ».

L’infidèle fidèle : Jean-Marc, 55 ans, marié depuis 29 ans

« Quand j’ai épousé Patricia, il y a presque trente ans, on avait tout les deux une idée très précise de ce qu’on attendait de la vie : elle, elle voulait fonder une famille, moi, je voulais bâtir ma carrière. Je suis un homme d’affaires, je suis à la tête d’une grosse entreprise et je n’ai jamais eu de cesse qu’elle ne se développe et ait un poids important dans le monde des affaires. On était un peu la famille classique, ma femme qui se consacrait aux enfants et à la maisonnée, moi à mes contrats, mes clients potentiels, mes budgets. Pendant des années, Patricia et moi, nous nous sommes croisés, finalement, plutôt que vraiment rencontrés. Pourtant, aucun de nous deux n’y trouvait à redire. On était toujours heureux de se retrouver le soir, on discutait des enfants, de la boîte… c’était une interlocutrice idéale et une mère parfaite. Et puis, il y a une dizaine d’années, nos enfants ont quitté la maison. Ma société était solide, je pouvais me permettre d’y consacrer moins de temps. C’est alors que je me suis rendu compte qu’il me manquait quelque chose de fondamental : une femme qui soit aussi ma complice, une compagne aimante, chaleureuse, qui ait envie d’être avec moi pour d’autres raisons que celles du foyer. Après quelques aventures plutôt décevantes, j’ai rencontré Marie. Notre histoire dure depuis maintenant quatre ans. C’est une artiste, une femme indépendante qui tient à sa liberté et dont la priorité n’est pas de vivre avec un homme, mais de partager avec lui des moments privilégiés, en dehors du quotidien. De fil en aiguille, un équilibre s’est créé entre ma vie avec Patricia et mes week-ends et mes soirées avec Marie. Si Patricia se doute de quelque chose, elle ne m’a jamais rien dit. Elle sait que je ne la quitterai pas et la paix du foyer est primordiale pour elle comme pour moi. Marie, elle, m’a ouvert l’horizon. C’est une compagne stimulante et pleine de vie. Je ne pourrais plus me passer d’aucune d’elles deux ».

Comment savoir si notre copine nous trompe ?

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Depuis quelque temps, vous avez des doutes sur la fidélité de votre copine ? Un pressentiment, ou des soupçons bien précis ? Le problème, quand une femme est infidèle, c’est qu’elle le cache vraiment bien ! Alors, comment avoir la certitude qu’elle vous trompe vraiment ?

Première étape : les soupçons

Pour l’instant, vous n’avez encore que des soupçons. Vous n’avez l’impression d’être ni particulièrement jaloux, ni paranoïaque mais, depuis une ou deux semaines, un subtil changement d’attitude de votre copine vous met la puce à l’oreille. Vous la sentez plus distante, elle est moins disponible pour vous et, paradoxalement, dix fois plus affectueuse. Elle met automatiquement la sonnerie de son portable en mode silencieux, voire même, l’éteint dès qu’elle est avec vous. Devant vos questions, elle élude, arguant qu’elle est fatiguée, qu’elle n’a pas envie de répondre si on l’appelle. La seule personne à laquelle elle a envie de parler, dit-elle, c’est vous, justement ! Mais comme vous vivez ensemble, pas besoin du téléphone pour se parler une fois la journée terminée. Bon… vous n’insistez pas. N’empêche, vous trouvez son attitude étrange. Combien de soirées vous l’avez vue passer, depuis que vous la connaissez, au téléphone avec sa sœur, ou à échanger des messages avec sa meilleure copine ? Comment croire qu’elle n’a plus envie, tout d’un coup, de communiquer ? Plus le temps passe, et plus vous êtes sûr qu’elle vous cache quelque chose. Vous essaieriez bien d’allumer son portable dans son dos, même, pour voir ce qui se passe… mais vous n’osez pas. Vous n’en êtes pas encore là.

Deuxième étape : le repérage

De soupçon en soupçon, d’incertitude en incertitude, vous avez envie d’en avoir le cœur net. Bien sûr, vous pourriez l’interroger, avec quand même une chance sur deux qu’elle vous dise la vérité. Mais au dernier moment, vous reculez. Vous avez peur d’être ridicule, de passer pour le jaloux-possessif-et-inquiet que vous n’êtes pas. Non, vous préférez continuer à l’observer, quitte à remettre la grande explication à plus tard… quand vous serez sûr. Bientôt, en plus de son changement d’attitude envers son portable et de la légère fluctuation de ses horaires par rapport à d’habitude, vous avez un autre indice : elle se comporte comme une coupable. Quand elle est à la maison, elle est sans cesse après vous, vous demandant si vous allez bien, si vous êtes heureux, ce qu’elle peut faire pour vous… Elle vous mijote des petits plats. Elle redouble d’affection à votre égard. Elle se montre étrangement compréhensive quand vous lui annoncez des choses qu’elle déteste d’habitude, comme, par exemple, que vous allez jouer au foot avec vos copains le dimanche matin. Et, quand vous rentrez de votre partie, vous ne la trouvez pas à la maison… elle revient peu après, essoufflée, prétendant qu’elle a profité de votre absence pour faire quelques courses, mais son sac est vide.

Troisième étape: l’enquête

A ce stade, bien sûr, vos soupçons sont plus que des soupçons. Il faudrait foncer, trouver un indice sûr, une preuve accablante qui vous permette de la confondre… Mais, soudain, imperceptiblement, vous vous rétractez. Vous pourriez appeler à son bureau ce soir, où elle vous a dit qu’elle allait rester pour terminer un dossier, mais au dernier moment, le courage vous manque. Vous avez peur d’entendre la sonnerie se répercuter à l’infini, ou peur de ce qu’on va vous dire… Pourtant, ce n’est pas le moment de flancher. Vous avez des soupçons depuis des semaines ? Vous oscillez entre espoir et désespoir, tantôt convaincu d’exagérer, tantôt persuadé d’avoir raison ? Et cette incertitude vous fait souffrir, peut-être pas autant que quand vous découvrirez que, malheureusement, vos soupçons étaient fondés… mais quand même. Alors, prenez votre courage à deux mains, vos clés de voiture, et rendez-vous directement en ville, au bureau de votre copine, pour voir si elle vous a menti. Premier repérage : sa voiture à elle. Si elle n’est pas dans le parking, il y a peu de chances pour que votre copine soit à son bureau en ce moment. Mais il se peut aussi qu’on soit venu la chercher. Il se peut également que vous vous montiez la tête ! Autant, donc, en avoir le cœur net ! Deuxième repérage : vous montez… naturellement, sans vous annoncer !

Quatrième étape : l’effet de surprise

Maintenant, de deux choses l’une : ou votre copine n’est pas là, et vous pouvez en profiter pour enquêter un peu, en interrogeant discrètement ses collègues, en examinant le contenu de ses tiroirs… juste pour vous dire que vous ne êtes pas déplacé pour rien, bien sûr ! Ou alors, elle est là et bien là, derrière sa pile de dossiers, et elle vous accueille, naturellement, avec surprise. Qu’est-ce que vous faites là ? vous demande-t-elle, braquant sur vous un regard étonné. Le moment est arrivé de la mettre à l’épreuve : elle est là où elle disait être, c’est vrai, mais qui vous dit qu’elle n’attendait pas quelqu’un, un collègue par exemple ? Profitez de l’effet de surprise que vous avez créé pour la prendre au dépourvu. N’hésitez pas à être un peu sentimental : vous en aviez assez d’être tout seul à la maison, vous aviez besoin de compagnie, elle vous manque… Demandez-lui si vous pouvez l’attendre ici, et observez sa réaction. Si c’est de la panique, ou de la contrariété qui se peint sur ses traits, le message est clair. Si au contraire elle reste détendue, souriante et exprime son plaisir de vous voir, calmez-vous : c’est qu’elle ne doit pas avoir grand-chose à cacher !

Cinquième étape : l’interrogatoire

Dans tous les cas, n’hésitez plus : parlez-lui. A ce stade, c’est tout ce qu’il vous reste à faire, pour le bien de votre relation. Car si votre copine vous trompe, si elle vous donne l’impression que vous avez sérieusement perturbé son programme de la soirée en faisant irruption à l’improviste dans son bureau, c’est le moment de lui tirer les vers du nez. Prise entre la surprise de vous voir arriver, la peur que l’autre ne se présente à son tour et que tout soit découvert, elle est en position de faiblesse, et il y a de bonnes chances pour qu’elle vous raconte tout. C’est même maintenant ou jamais ! A l’inverse, si elle se réjouit, au contraire, de la visite que vous lui rendez et qu’elle vous encourage à rester, si elle se plonge dans une pile démesurée de dossiers dont l’existence est ainsi démontrée, vous n’avez pas le choix non plus : parlez-lui. Exposez-lui vos soupçons, vos doutes, racontez-lui par quelles affres vous viendrez de passer. Vous rétablissez, ainsi, la communication entre vous, vous cessez de souffrir dans votre coin, en silence. Et surtout, pour éviter que la situation ne se reproduise à l’avenir, vous essayez de comprendre, ensemble, ce qui s’est passé dans votre tête.