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Crystal Meth / méthamphétamine |
| Voir aussi notre excellente section sur la neurobiologie & la neuropharmacologie des drogues ICI |
-La méthamphétamine, connue sous différents noms comme «speed», «meth»,
«crystal meth» et «chalk», est une poudre blanche inodore,
amère et cristalline qui se dissout facilement dans l'eau ou l'alcool. On peut
la renifler, l'avaler, se l'injecter ou la fumer. Lorsqu'on la fume, on
l'appelle souvent «ice», «crank», «cristal» , «glass»
ou «Tina» en raison de ses cristaux transparents et stratifiés; on la
fume dans une pipe, comme le crack. La fumée n'a pas d'odeur et laisse un
résidu, que l'on peut à son tour fumer.
La méthamphétamine est une substance apparentée à l'amphétamine sur le plan chimique, mais ses effets sur le système nerveux central durent plus longtemps et sont plus toxiques. Les deux drogues appartiennent à la catégorie des stimulants et ont un haut potentiel de dépendance.
Immédiatement après avoir fumé ou s'être injecté de la méthamphétamine, l'utilisateur a un flash intense et extrêmement agréable qui ne dure que quelques minutes. Ce flash est suivi d'un sentiment d'euphorie (un high) prolongé. En reniflant ou en avalant la drogue, il ressent de l'euphorie, mais sans flash. En reniflant la méthamphétamine, il obtient des effets en 3 à 5 minutes, tandis qu'en l'avalant, il lui faut de 15 à 20 minutes pour ce faire. La durée des effets varie et dépend de la quantité utilisée. Les effets peuvent durer de 4 à 12 heures et même plus. La méthamphétamine est un puissant stimulant qui accroît l'attention et l'activité, atténue la fatigue et l'appétit et accélère la respiration.
Une surdose de méthamphétamine peut entraîner l'hyperthermie et des convulsions, puis la mort, si elle n'est pas traitée. Les risques de surdose sont plus élevés lorsque la drogue est injectée. Puisque la méthamphétamine est une drogue fortement toxicomanogène qui présente des risques élevés d'abus, une consommation prolongée peut facilement entraîner une dépendance. En cas de consommation chronique, l'utilisateur développe une tolérance aux effets euphoriques, ce qui l'amène à prendre des doses plus élevées ou plus fréquentes, ou encore à changer de mode d'administration, afin de maintenir l'euphorie. Souvent, les toxicomanes négligent de manger ou de dormir lorsqu'ils ont des épisodes de consommation excessive, atteignant souvent un gramme toutes les deux ou trois heures pendant plusieurs jours, jusqu'à ce qu'ils n'aient plus de drogue.
La consommation de méthamphétamine est associée à des épisodes de violence, de paranoïa, d'anxiété, de confusion et d'insomnie. On relie en outre la consommation prolongée de méthamphétamine à des comportements psychotiques, dont la paranoïa, des hallucinations auditives, des perturbations de l'humeur et le délire (comme le fourmillement, c'est-à-dire la sensation d'avoir des insectes qui courent sur la peau). La paranoïa peut en outre entraîner des pensées meurtrières ou suicidaires. Les symptômes psychotiques peuvent persister pendant des mois après le sevrage.
De plus, la méthamphétamine peut entraîner diverses complications médicales, dont la perte de poids et des problèmes cardiovasculaires (augmentation du rythme cardiaque, arythmie, hypertension et lésions irréversibles aux petits vaisseaux sanguins du cerveau entraînant des accidents vasculaires cérébraux).
Les consommateurs de drogues injectables qui partagent leur matériel s'exposent à des risques accrus de contracter et de transmettre des virus à diffusion hématogène, comme le VIH et les virus de l'hépatite B et C. La consommation chronique de méthamphétamine peut aussi provoquer des abcès cutanés chez ceux qui s'injectent la drogue.
La méthamphétamine séduit les gens qui souhaitent rester éveillés pendant des périodes prolongées et demeurer productifs, comme les personnes qui conduisent sur de longues distances et les étudiants. Elle est également utilisée par ceux qui fréquentent les circuits-parties, les utilisateurs de drogues injectables, en plus d'être populaire chez les hommes qui ont des relations homosexuelles.
Il est difficile d'établir avec précision la prévalence de la consommation de méthamphétamine au Canada. Les enquêtes menées auprès de la population au moyen d'entrevues téléphoniques de même que les enquêtes faites dans les écoles auprès des élèves indiquent une faible prévalence de la consommation de méthamphétamine. Toutefois, ces enquêtes ne parviennent probablement pas à joindre les populations moins accessibles, comme les jeunes de la rue et les collectivités autochtones éloignées. En tenant compte de ces limites, soulignons que dans l'Enquête de 2004 sur les toxicomanies au Canada, 6,4% des Canadiens ont répondu avoir consommé du speed au moins une fois dans leur vie, alors que seulement 1% d'entre eux ont indiqué en avoir pris dans les 12 mois précédents. D'autres renseignements anecdotiques, issus de rapports sur la hausse des admissions dans les hôpitaux et des contacts avec la police, ainsi que du nombre de personnes demandant à être traitées et du nombre de laboratoires clandestins produisant de la méthamphétamine, indiquent une prévalence accrue de la consommation de méthamphétamine dans les provinces de l'Ouest.
La méthamphétamine agit en libérant de très fortes concentrations de dopamine (neurotransmetteur) dans des zones du cerveau régissant l'humeur et les mouvements. On croit que le flash et l'euphorie créés par la méthamphétamine découlent tous deux de la libération de dopamine dans les zones du cerveau responsables des sensations de plaisir. La cocaïne est également un stimulant. Bien que la méthamphétamine et la cocaïne partagent de nombreuses caractéristiques, il existe entre elles quelques différences importantes. La cocaïne et la méthamphétamine causent une accumulation de dopamine dans les cellules nerveuses qui semble être à l'origine de la stimulation et de l'euphorie que vivent les utilisateurs. Toutefois, contrairement à la méthamphétamine, la cocaïne est rapidement, et presque complètement, éliminée de l'organisme (50 % de la drogue sont éliminés en une heure). La méthamphétamine a une action beaucoup plus longue, et la concentration de drogue qui demeure telle quelle dans le corps est supérieure (50% de la drogue est éliminée en 12 heures), ce qui signifie que la méthamphétamine reste dans le cerveau plus longtemps et qu'elle a des effets stimulants prolongés. À titre d'exemple, l'euphorie obtenue en fumant la méthamphétamine peut durer de 8 à 24 heures, tandis que celle produite en consommant de la cocaïne de la même manière dure de 20 à 30 minutes.
Pour l'instant, le traitement le plus efficace consiste en des interventions cognitivo-comportementales visant à aider les personnes à modifier leurs comportements et leur façon de voir les choses, et à accroître leur capacité de gestion du stress quotidien. Il n'existe actuellement aucune pharmacothérapie efficace contre la dépendance à la méthamphétamine.

Au Canada, la méthamphétamine est surtout produite dans des laboratoires clandestins, au moyen d'éphédrine, de pseudoéphédrine et d'autres produits chimiques vendus dans les pharmacies et les quincailleries. Ces produits chimiques, connus sous le nom de précurseurs, sont utilisés afin de produire la méthamphétamine à l'aide d'une réaction chimique.
La production de méthamphétamine pose de nombreux risques, à divers égards :
1) explosions et incendies;
2) toxicité;
3) contamination de l'environnement.
Les solvants utilisés lors de la production de méthamphétamine sont hautement inflammables et toxiques. Les employés de ces laboratoires sont exposés à des vapeurs toxiques et à d'autres contaminants. Le personnel chargé du démantèlement des laboratoires, la police et les personnes qui résident dans les mêmes installations sans participer à la production de méthamphétamine, pourraient aussi être contaminés. Les résidus de la production de méthamphétamine sont souvent jetés dans les égouts ou dans l'environnement. Leur déversement dans les égouts peut contaminer les installations de traitement municipales et y causer des explosions. Les déchets jetés directement sur le sol peuvent contaminer le sol ainsi que les eaux de surface et souterraines.
Au Canada, la possession, le trafic, la possession dans le but d'en faire le trafic, la production, l'importation ou l'exportation et la possession dans le but d'exporter la méthamphétamine sont régis par la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (LRCDAS) et la partie G, intitulée « Drogues contrôlées », du Règlement sur les aliments et drogues. La méthamphétamine, comme tous les types d'amphétamines, est visée par l'annexe III de la LRCDAS, ce qui signifie que toute personne trouvée en possession de méthamphétamine peut être trouvée coupable d'une infraction.
Les précurseurs utilisés dans la préparation de méthamphétamine sont également régis par la LRCDAS et la réglementation connexe, notamment le Règlement sur les précurseurs. Ce règlement, mis en application le 1er janvier 2004, fournit les outils nécessaires pour surveiller et contrôler la vente ou la fourniture, l'importation, l'exportation, la production et l'emballage de précurseurs et d'autres produits chimiques fréquemment utilisés dans la production clandestine de drogues.
Source: Santé Canada
Crystal Meth / méthamphétamine -En bref...
La méthamphétamine est un stimulant qui se présente sous forme de poudre ou de cristaux. En poudre, on l’appelle souvent amphé, speed, meth ou chalk. En cristaux, elle s’appelle crystal meth, ice ou glass. La méthamphétamine se prend par voie orale, peut être injectée, inhalée ou fumée. Habituellement, les effets durent de quatre à huit heures. La plupart des méthamphétamines sont fabriquées dans des laboratoires clandestins. Exemples d’effets à court terme : vivacité, volubilité, sentiment d’euphorie; augmentation de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle et de la température corporelle; mouvements incontrôlés et répétés; irritabilité et agression; diminution de l’appétit. Exemples d’effets à long terme : problèmes de peau; troubles de l’élocution et perturbation de la pensée; malnutrition et carence en vitamines; perte de poids; dépression, insomnie (troubles du sommeil), psychose et paranoïa; dommages au coeur, aux poumons, au foie, aux reins et aux cellules du système nerveux; diminution de la capacité à éprouver du plaisir naturellement. Autres risques : On sait que la consommation de méthamphétamine entraîne un comportement hostile et paranoïaque pouvant mener à la violence. Bien des usagers qui s’injectent des méthamphétamines avec des seringues contaminées ou ayant déjà servi s’exposent à des risques, notamment aux infections, au VIH, au SIDA et à l’hépatite. De fortes doses peuvent provoquer des crises épileptiques et des crises cardiaques. La consommation de méthamphétamine peut causer des dommages irréversibles aux vaisseaux sanguins du cerveau et être à l’origine d’accidents cérébrovasculaires. La consommation régulière de cette drogue peut mener à sa tolérance. Cette drogue entraîne très facilement une accoutumance. Les symptômes de privation sont notamment les suivants : épuisement, irritabilité, faim, dépression, convulsions et fortes envies. Les méthamphétamines sont dangereuses pendant la grossesse ou combinées à d’autres drogues stimulantes. Les méthamphétamines contiennent souvent des produits chimiques ménagers et des solvants. RAPPELEZ-VOUS : L’expérience d’une personne avec une drogue quelconque peut varier. En effet, un certain nombre de facteurs influent sur cette expérience, notamment : la quantité et la puissance de la drogue consommée, les conditions dans lesquelles elle est consommée, l’humeur ou les attentes de la personne avant de consommer ainsi que les expériences précédentes de cette personne avec la drogue en question. Texte élaboré par l’AFM Youth Community-Based Services Unit.
DOPCUMENTS & LIENS:
-Sur le site du GRIP (réduction des risques)
-Le "Crystal meth", une drogue ravageuse aux USA qui détruit les dent (Nova scoop)
-
Une victime se confie
(La Presse)
DERNIÈRE MISE À JOUR: 22/10/05